CAAP Capitale-Nationale

Témoignages

Des témoignages encourageants…

 

Madame «X»

 

« J’ai dû être hospitalisée pour une première fois. J’avais demandé de séjourner dans une chambre semi-privée. On m’a alors mise en cohabitation avec un homme, ce qui m’avait grandement intimidée puisque je devais recevoir des soins à l’abdomen. De plus, le rideau séparant nos deux lits avait été enlevé pour être nettoyé.

 

J’ai porté plainte concernant le droit à l’intimité et à la dignité avec l’aide d’un conseiller du CAAP. J’ai été satisfaite des conclusions de la commissaire aux plaintes et à la qualité des services qui a pris le dossier au sérieux. Cette  dernière m’a assurée que ma plainte était justifiée et que des mesures correctives avaient été mises de l’avant dans cet établissement.

 

Dans mon cas, on aurait dû me proposer minimalement des mesures temporaires pour préserver mon intimité, comme d’installer un paravent mobile ou me sortir au besoin. J’ai appris également qu’on aurait dû m’informer de la possibilité que je cohabite avec un homme.  D’ailleurs, j’aurais pu demander de changer de chambre lors de mon séjour. J’avais donc le droit d’être informée sur l’ensemble de ces alternatives.

 

Conséquemment, la commissaire a demandé au gestionnaire des admissions de corriger cette lacune par un rappel auprès du personnel qui assure la gestion des lits. De plus, un rappel par communiqué écrit a également été fait à toutes les équipes de soins afin d’éviter que pareille situation ne se reproduise.

 

En définitive, je constate que ma plainte a fait avancer les choses et comme le disait la commissaire: « l’hôpital est un milieu de vie où les soignants doivent faire preuve de pratique empreint d’humanité même dans un contexte de rareté des ressources ».  

 

 

Monsieur «Y»

 

« Alors que j’habitais dans une résidence pour personnes âgées, j’ai subi différentes formes de harcèlement de la part d’une employée. J’avais fait part de la situation angoissante que je vivais à la direction de l’établissement. Le personnel n’a pas réussi à m’aider afin que cessent les intimidations et j’ai été contrainte de déménager.

 

Avec l’aide d’un conseiller du CAAP, j’ai réussi à exprimer la situation difficile que j’ai vécue durant plusieurs mois. J’ai déposé une plainte auprès du commissaire aux plaintes et à la qualité des services. Une recommandation a été formulée aux dirigeants de l’établissement pour que les responsables soient formés en matière de prévention et de traitement de conflits afin de contribuer au maintien d’un climat relationnel harmonieux. Le commissaire assurera également un suivi afin de vérifier la mise en place de ces nouvelles mesures.

 

Je tenais à déposer une plainte formelle, même si je n’étais plus résidente à cet endroit, afin que ce milieu de vie soit agréable pour tous les résidents. Je souhaite qu’aucun autre résident ne vive pareilles intimidations. 

 

En 2014-2015, 96% des usagers étaient satisfaits des services du CAAP